Pour l'éditeur:
Concernant « Comment les étudiants sont-ils censés vivre ainsi sur les campus ? », par Jesse Wegman (Opinion, nytimes.com, 8 novembre) :
M. Wegman a raison de dire que les universités ne peuvent pas être à la hauteur de leur idéal de refuge pour un débat sans entrave lorsque leurs étudiants juifs se sentent physiquement menacés. Et il suggère à juste titre des limites nécessaires à une culture de la liberté d’expression, notamment l’interdiction du harcèlement et du ciblage fondé sur l’identité ethnique ou religieuse.
Mais il est temps de remettre en question de manière plus large les fameux principes de Chicago qu’il cite, selon lesquels le seul rôle approprié pour une université est de garder le silence sur les sujets de controverse publique afin que ses constituants puissent en débattre pleinement.
Je crois qu’un principe plus important pour une université – sans doute son principe fondamental – est de rechercher et d’articuler la vérité. Et dans ce cas, la vérité est claire : le Hamas est une organisation terroriste vouée à la destruction de l’État d’Israël, qui n’est pas représentative du peuple palestinien dans son ensemble.
Dans la mesure où les Principes de Chicago empêchent les universités d’affirmer cette vérité, ils rendent plus difficile un débat honnête, entachent tous les étudiants pro-palestiniens de la réputation répugnante du Hamas et sapent la capacité des administrateurs universitaires à isoler et à combattre le véritable antisémitisme sur les campus.
Il ne fait aucun doute que la liberté d’expression est une valeur primordiale dans...
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